Les saules / Mathilde Beaussault

Livre

Beaussault, Mathilde. Auteur

Edité par Seuil. Paris - 2025

Aussi âpre que bouleversante, une histoire de liberté et de meurtre, de silence et d'amitié, au coeur d'un hameau breton. Plongée au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs, Marie, dix-sept ans, semble paisible, endormie, ce que démentent les marques sombres sur son cou. Sa mort brutale ébranle toute la communauté, et surtout Marguerite, une petite fille solitaire que tous croient simple d'esprit. Ses parents, peu enclins à manifester leur affection, travaillent leur terre du matin au soir. Livrée à elle-même, maltraitée à l'école, elle aime se réfugier au bord de la rivière, où elle se sent en sécurité sous les saules. Cette nuit-là, elle a vu quelque chose. Elle voudrait bien aider Marie, la seule qui était gentille avec elle. Mais voilà, Marguerite ne parle pas, ou presque jamais. Mutique derrière sa chevelure sale et emmêlée, elle observe l'agitation des adultes qui, gendarmes ou habitants, mènent l'enquête. Mais comment discerner la vérité parmi les rumeurs, les rivalités familiales et les rancoeurs tissées de longue date ? Une nouvelle voix à découvrir absolument !

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Avis

Avis des professionnels

  • Roman noir époustoufflant à découvrir 5/5

    Avec ce premier polar, Mathilde Beaussault décrit un paysage qui lui est familier, celui d’une Bretagne rugueuse, loin de l’océan, où les agriculteurs en bavent pour garder leurs terres épuisées, leurs élevages de cochons, leurs fermes. Les familles se taisent, le temps ne passe pas, les enfants rêvent de partir loin. Le meurtre de Marie, fille du pharmacien, devient celui d’une société tout entière qui se réduit de plus en plus, entre la ferme et le seul bistrot du village. La romancière a tout de suite trouvé le ton juste, le rythme lent comme les pas dans la boue, l’écriture modeste, pour embrasser toutes ces vies pleines de rancœurs. Alors Marie, avec sa jupe bariolée, son maquillage excessif, son rire pétaradant, n’avait aucune chance d’en réchapper.

    Christine - Le 10 septembre 2026 à 14:12